ENTREVUES: Collectionneurs de tatouages

collectionneurs

Nouvelle-ère a cru bon de demander à quelques créatifs de son entourage leur avis sur le tatouage question d’avoir l’opinion de gens qui ne sont pas nécessairement dans le milieu 24/7.

Discussions courtes mais bien senties entre Tattoo Nouvelle Ère et les tatoués que nous remercions d’ailleurs.

Voici nos réponses.

davidbrown

David Brown

Animateur radio, spécialiste des voix commerciales, narrateur, comédien, musicien et magicien. 

 

 

TNE : Comment a commencé ton amour pour le tatouage?

DB : J'ai toujours adoré le tatouage, je m'y suis intéressé plus sérieusement à l'adolescence en voyant les vedettes du Punk Rock sur scène. (Rancid, Offspring, NoFX, Blink etc) Pour moi le tatouage est lié à la musique.

TNE : Quels sont tes tatouages préférés, qu’elles sont les raisons et motivations derrière ceux-ci?

DB : Mes tatouages préférés sont mes deux sleeves car elles représentent d'un côté ce que je fais dans la vie, radio, musique, animation, magie et de l'autre côté tout ce que j'ai eu à faire pour y arriver.

TNE : As-tu des regrets face à certains projets? Si oui, que donnerais-tu comme conseil à toi-même étant plus jeune?

DB : Un regret concernant un projet? Une poignée dans le dos c'est drôle à 20 ans, moins à 32! Sans farce je l'assume, chaque tatouage représente une période de ma vie. On peut y voir mon histoire.

TNE : Quels sont tes projets futurs de tatouage?

BD : Je terminerai bientôt ma jambe gauche, peut être pendant la convention ;)

TNE : Qui sont tes artistes tatoueurs préférés?

DB : J'admire bien entendu Geneviève et Rémi qui ont travaillé sur mes sleeves mais aussi tous les artistes tatoueurs qui travaillent tellement fort pour offrir leur art! 


bradkukura

Brad Kukura

Brad Kukura, 30 ans, chef cuisinier chez Tapeo, Montreal.

 

TNE : Comment a commencé ton amour pour le tatouage?

BK : Mon amour pour le tatouage a commencé quand j’avais 13 ans. Mon grand frère devait avoir 18 ans à l’époque et venait de se faire tatouer. J’ai vraiment aimé l’idée de l’art corporel et après bien des prises de bec avec mes parents, j’ai fini par me faire faire mon premier tatouage dès l’âge de 15 ans.

TNE : As-tu des regrets face à certains projets? Si oui, que donnerais-tu comme conseil à toi-même étant plus jeune?

BK : J’ai en effet un regret et ça adonne que ce fût mon premier tattoo. J’étais jeune et je n’y avait pas vraiment réfléchi. Le conseil que je pourrais donner c’est de ne pas s’y prendre trop vite. Prenez votre temps pour trouver le bon artiste et le bon style pour vous. Se faire tatouer c’est pas seulement une question d’image, c’est aussi à propos d’une période dans votre vie et une façon de s’en rappeler.

TNE : Quels sont tes projets futurs de tatouage?

BK : J’ai commencé un gros morceau la semaine passée sur ma jambe. Il s’agit d’Odin, la divinité Norse, que je considère à la fois comme un hommage à mon fils. Après ça, on verra.

TNE : Qui sont tes artistes tatoueurs préférés?

BK : Ces temps-ci j’aime vraiment Véronique Imbo, Pascal de chez Pol Tattoo et Shamus Mahannah. Ce sont tous des artistes de talent avec des styles vraiment différents.

TNE : As-tu déjà visité des événements de tatouage dans le passé? Si oui, qu’est-ce que tu as aimé le plus ou que tu aimerais voir d’avantage dans le futur?

BK : Je n’ai jamais été dans un événement mais c’est quelque chose que je veux faire depuis longtemps. Ce sera donc une première pour moi. Tu peux y voir tellement d’artistes de renom, réunis dans une même place, avec leurs techniques et styles différents. 


iantruman

Ian Truman

Ian Truman, 34 ans est un romancier, un poète et un artiste visuel de l'est de Montréal. 

TNE : Comment a commencé ton amour pour le tatouage?

IT : Si je voulais raconter une histoire cool, je dirais que je suis né dans un milieu où les tatouages étaient choses commune et accepté. Mais ça serait faux. La première fois ou je me suis dit “shit! Je veux avoir l’air de ça,” je devais avoir quinze ans et le vidéo “Wrong Way” de Sublime passait des fois à la TV et comme tout bon adolescent se cherchant une identité, je voulais la mienne des artistes que j’aimais. Mon premier tattoo je l’ai fait à 18 ans et c’était simplement une étoile nautique sur le poignet, vraiment cheezy et pas super significatif, mais un début comme tel.

TNE : Quels sont tes tatouages préférés, qu’elles sont les raisons et motivations derrière ceux-ci?

IT : Je crois que j’irais pour mes mains. Mes mais sont fait à l’ancienne, je dirais. Beaucoup de tattoos plus récent vont intégrer les bras et avant-bras aux mains jusqu’aux doigts et c’est très beau en soi, mais j’aime bien l’époque où tu faisais simplement slapper quelque chose sur le dessus de tes mains et c’était fait.

TNE : As-tu des regrets face à certains projets? Si oui, que donnerais-tu comme conseil à toi-même étant plus jeune?

IT : Les pouces se sont avérés un échec. C’est vraiment dur faire tenir des tatouages sur les pouces pour le simple fait qu’on travaille avec ses mains peu importe notre emploi. Un coté a “éclaté” l’autre s’est effacé. L’endroit a rendu ça difficile.

TNE : Peux-tu nous parler des réactions de ton entourage face à tes choix d'arborer ces tatouages très visibles?

IT : La réaction initiale a été très négative, je dois avouer. Le tatouage ne faisait pas partie de mon entourage et j’ai eu mon premier tattoo en 1999, je pense, alors que ce n’était pas encore mainstream du tout. Mon premier sleeve, commencé en 2001, a vraiment, vraiment mal passé dans ma famille. Ça pris quelques semaines avant même que ma mère le regarde. Aujourd’hui des chefs cuisiniers passent à la TV avec des tattoos dans le cout et tout, mais dans le temps c’était encore très mal vu.

TNE : Selon toi, quelle a été l'évolution de la culture du tatouage depuis plusieurs années et que penses-tu de la popularité du tatouage dernièrement?

IT : La popularité du tatouage m’a rendu probablement moins excentrique aux yeux du commun des mortels, mais ça aussi simplifié la vie pour plusieurs choses. L’époque où on se faisait refuser une job à cause des tattoos est loin derrière nous mais je l’ai connue et c’était pas du tout positif pour personne. Maintenant je peux aller à une conférence avec mes full-sleeves et les mains tatouées et c’est pas si anormal.

TNE : Qui sont tes artistes tatoueurs préférés?

IT : L’esthétique était primordiale à une certaine époque. Mais avec l’âge, j’ai appris à apprécier certains artistes avec qui je crois bien m’entendre et avec qui je suis prêt à passer quelques heures de temps sur une chaise pas trop confortable au lieu de juste penser au tatouage comme tel.

Gen Mecteau et Val Bleh sont deux de ces personnes, je crois, et un vieux de la vieille qui s’appelle James Ray Tuck à Atlanta que j’ai rencontré lors d’une conférence de livre qui est censé me faire de quoi quelque pars à moment donné dans le future.